Des restaurateurs cultivent l’amour du terroir en adoptant des comportements responsables

Des restaurateurs d’ici ont fait le choix de s’approvisionner localement le plus possible. Tout en réduisant leur empreinte environnementale, ils ont à cœur de faire découvrir à leur clientèle la richesse du terroir et cultivent ainsi le bonheur et la fierté de manger local.

Gaston Couillard, chef propriétaire du Domaine de l’Oie Toquée à Saint-Agapit, sert à sa table champêtre des viandes provenant de ses propres élevages — veau, agneau, canard, oie, poulet de grain, pintade, lapin — et les légumes de son potager. De la mi-juin à la fin octobre, il est pratiquement autosuffisant. Même les jeunes animaux d’élevage qu’il achète proviennent de la région. « En s’approvisionnant localement, on développe un lien de confiance avec le client, car il peut savoir d’où viennent les aliments. Ce n’est pas plus rentable — ça revient environ au même prix d’élever ses animaux, si l’on ne compte pas le temps investi à s’en occuper —, mais c’est devenu un plaisir partagé avec les clients! »

Il fait son propre compost et n’utilise aucun pesticide dans ses jardins. S’il a gagné le concours Chef santé de l’année 2016, c’est parce qu’il se préoccupe de la chaîne complète de production de ses aliments, pour offrir des aliments les plus sains possible.

À la Maison de Blanche et Zéphirin, à Saint-Narcisse-de-Beaurivage, on sert une cuisine du marché le midi en semaine et sur réservation pour les groupes les soirs et fins de semaine, ainsi que des boîtes à lunch aux saveurs de Lotbinière. Les propriétaires, Julien Larochelle et France Garon, comptent 20 à 25 fournisseurs locaux. Sirops de cassis de La Charloise, légumes du Kiosque des Grands Jardins, canards du Canard Goulu, poulets d’Agri-Bio, fromages de la Fromagerie Bergeron, lapins de la région… le chef peut raconter aux clients l’histoire des aliments qui composent leur assiette!

« C’est une plus-value, les gens veulent manger ce qui provient de la région et savoir ce qu’ils mangent. Bien des produits ne sont pas plus coûteux parce qu’ils sont locaux, au contraire », explique le chef Julien.

Pour celui-ci, s’approvisionner localement, c’est aussi créer une communauté solidaire : « L’argent reste dans la région et c’est mieux pour tout le monde ! Je suis content de savoir que je fais vivre quelqu’un que je connais au lieu d’envoyer mon argent dans une grosse machine, où le producteur reçoit sa petite part, mais où il y a aussi le distributeur, le transporteur, etc. ».

Afin de réduire leurs déchets, les propriétaires font leur propre pain, font du compostage, réutilisent les sacs et les boîtes, réparent leurs biens et achètent des équipements usagers. « C’est économique, on n’est pas obligé de générer de la pollution supplémentaire et, en restauration, le neuf est souvent moins résistant que l’ancien! », explique le chef. Ils peuvent livrer les repas sous format banquet ou en plateaux, ce qui réduit encore davantage les déchets produits.

En repensant la restauration, ces chefs répondent à une demande croissante de consommation plus responsable.

Vous êtes un restaurateur, traiteur ou transformateur ? Associez-vous avec un ou des producteurs locaux ! Découvrez la coopérative de solidarité Le PRÉ (Producteurs restaurateurs écoresponsables), qui regroupe des agriculteurs et des restaurateurs des régions de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale. Pour plus de détails sur Le PRÉ, contactez Anne Dufrien à info@cooplepre.com ou au 581-982-5993.

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *